LE SENTIER DES ASPHODÈLES

The Trail of the Asphodels
2023 / 87’ / HD / 1:66




In the heart of Brittany, Jean embarks on a crazy soliloquy on the trail of the asphodels. Walking the entire path with him, the camera meets the inhabitants and the memories that populate these places, in documentary scenes from the past as well as the present. A journey through space and time, The Trail of the Asphodels explores history as well as geographical motifs, fauna and flora, legends and songs, everything that materially constitutes a territory.

Au cœur des terres bretonnes, Jean se lance dans un soliloque fou sur le sentier des asphodèles. Arpentant l'entièreté du chemin avec lui, la caméra va à la rencontre des habitants et des souvenirs qui peuplent ces lieux, dans des scènes documentaires venues du passé comme du présent. Voyage dans l'espace et dans le temps, Le Sentier des asphodèles explore autant l’histoire que les motifs géographiques, la faune et la flore, les légendes et les chants, tout ce qui, matériellement, constitue un territoire.


FESTIVALS / PROJECTIONS
2023

FIDMarseille - National competition  / read the interview
Black Canvas FCC
Doclisboa
Cinéma Ellé du Faouët, 17.12
TNB de Rennes, 21.12
2024
DOXA
Étonnants Voyageurs

AWARDS
Special Mention from CNAP jury - FIDMarseille 2023


RADIO
FID2023 - “Fabriquer l’image au cinéma : parti pris esthétiques e choix techniques”, table ronde avec Caroline Champetier, Cyril Neyrat, le chef opérateur du film Raimon Gaffier, ainsi que Nicolas Klotz et Elisabeth Perceval





“A map appears on the screen in fragments – the “trail of the asphodels”, a circuit hike somewhere in Brittany. For the duration of the film, beekeeper Jean and his dog Léon walk the entire path, the camera in their wake. From his very first steps, Jean launches into a wildly inspired soliloquy, a half-mystical, half-burlesque gloss on the filmmaker’s own approach: a shaggy, bountiful exploration of the area the path crosses. Far from being content to follow the linear route, the tale multiplies the swerves, pauses and detours in space and time. Maxime Martinot and his filming accomplices invent an animal camera as stealthy and on the lookout as Léon trotting back and forth along the path, offering the fragile beauty of an image that doesn’t seek to capture anything in particular but allows itself to be seduced, its attention caught by everything it sees. The walk leads to encounters both random (a hare, some hikers) and organised (some donkey breeders, au hasard). The editing, impressive with its syncopated liveliness, tears holes in the fabric of time: Jean hears voices speaking Breton to him, and his arrival at a farm conjures up fragments of a family album. From one discovery to the next, Jean ends up an older version of himself, predicting his own future. Without losing its luminous light touch, The Trail of the Asphodels then opens up to the gloomier horizon of ecological disaster – the disappearance of bees and the last remaining slopes. Allowing yourself to do anything whilst sticking to a path… a blueprint for life and how to inhabit this world takes shape during this walk along the asphodel trail. The area is far, far vaster than the map."

Cyril Neyrat, programmer and artistic coordinator of FIDMarseille

"Une carte se dessine par bribes à l’écran : celle du « sentier des asphodèles », une boucle de randonnée quelque part en Bretagne. Le temps d’un film, l’apiculteur Jean et le chien Léon parcourent le chemin en entier, la caméra dans leur sillage. Dès ses premiers pas, Jean se lance dans un soliloque follement inspiré, glose mi-mystique mi-burlesque de la démarche même du cinéaste : une exploration hirsute et foisonnante du territoire traversé par le chemin. Loin de se contenter de suivre le tracé linéaire, le récit multiplie les embardées, les haltes et les dérives, dans l’espace et dans le temps. Maxime Martinot et ses complices à l’image inventent une caméra animale, aussi furtive et aux aguets que Léon allant et venant de part et d’autre du chemin. Fragile beauté d’une image qui ne cherche à rien saisir mais se laisse séduire, attraper par tout ce qui passe. La marche suscite des rencontres, fortuites (un lièvre, des promeneurs) ou organisées (des éleveurs d’âne – au hasard). Le montage, impressionnant de vivacité syncopée, creuse des brèches dans l’épaisseur temporelle : Jean entend des voix lui parler breton, l’arrivée dans une ferme fait surgir des éclats d’archive familiale. D’une trouvaille à l’autre, Jean finit par devenir une version plus âgée de lui-même, qui lui prédit son avenir. Sans perdre de sa lumineuse légèreté, Le Sentier des asphodèles s’ouvre alors à l’horizon plus sombre du désastre écologique – disparition des abeilles et des derniers talus. Tout s’autoriser tout en suivant un chemin : c’est une idée de la vie et de l’habitation du monde qui prend corps le temps d’une promenade sur celui des asphodèles. Le territoire est beaucoup, beaucoup plus vaste que la carte.”

Cyril Neyrat, programmateur et coordinateur artistique du FIDMarseille



PRESS

Inrocks - par Alexandre Buyukodabas ,10 juillet 2023

Débordements - par Occitane Lacurie, Stefano Miraglia, Barnabé Sauvage, 9 août 2023






(synopsis cartographique, document de préparation du film)



IMDB



production
Les Films d'Argile



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